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22 juillet 2006

Zapper le canapé

Pour dénicher les dernières trouvailles design, j'avais la bonne adresse : le salon international du mobilier, qui s'est tenu à Milan en avril.

Tout le monde vous le dira : la grosse tendance, c'est la maison tout en blanc. Je sais, ça va pas plaire à tout le monde, mais je vais pas me plaindre, vu que c'est tout comme j'ai fait à ma maison : un salon blanc et noir avec des notes de rouge vif. Je ferme la parenthèse.

Milan, c'est vraiment le labo mondial du design et de l'ameublement, du coup on y voit vraiment des trucs, comment dire... improbables ? et pourtant si, ça existe, et même c'est commercialisé.

Par exemple ce fauteuil mou (mais si c'est un fauteuil !).

Preuve que je dois pas être toute seule à vouloir zapper le canapé pour un style de mobilier moins formel, Anthony Kleinepier propose chez Moooi, des fauteuils appelés, tenez vous bien, ça déménage les "Dickies" !

Comme c'est 'fun', et qu'on est 'free', on en met plusieurs, ça donne un "Dickiesparadise" : que du bonheur...

Et maintenant, on invite bonne maman pour le thé... Bon courage !!

21 juillet 2006

Je ne veux plus de canapé !

Je sais, dis comme ça, c'est tranché, alors je m'explique.

Comme j'ai beaucoup cherché un appart' à Paris au printemps (que je n'ai d'ailleurs pas trouvé), puis une location pour les vacances, je fais une overdose de l'incontournable trio TV-table basse-canapé.

J'en peux plus, et j'en veux plus !!!

C'est dingue : tous les séjours se ressemblent ! Partout, la maîtresse cathodique trône en majesté. On dirait même que plus elle est grosse et voyante, mieux c'est. Je vous laisse imaginer le résultat quand dans un salon de 15 à 20m² y'a un écran plat LCD Plasma-truc-chouette d'au moins 120cm de long : ça craint du boudin !

Quand je vois ça, j'ai la vision angoissante de soirées entières passées sur le sofa, la zapette à la main, les chips et la bière sur la table basse : pathétique !

Donc c'est décidé : plus de canapé, et tout bien réfléchi, ça se justifie.

Primo. J'ai remarqué un truc, le canapé n'est pas convivial ! La preuve, même si c'est un format 3-4 pers. vous verrez jamais plus de deux personnes s'assoir dessus. Outre le fait que le contact physique n'est pas approprié en début de soirée, être assis en rang d'oignons, pour la convivialité, c'est moyen...

En plus, si vous avez de vrais des potes, tout le monde met la main à la pâte, et l'apéro, il se prend pas au salon, assis sur le canapé, mais en cuisine en faisant tourner la bouteille...

Deuxio. Au niveau du confort et de l'esthétique. Soit vous optez pour un canapé en cuir, aux lignes toujours nettes, mais avec cette chaleur, faut oublier. Quand il fait chaud, on transpire, le cuir colle aux cuisses et ça pince quand on se décolle. Soit vous optez pour un modèle en tissu avec coussins moelleux, et là, c'est une vie passée à retaper les coussins pour éviter d'avoir sous les yeux un truc avachi ressemblant à un lit défait. Pas terrible, terrible.

Tertio. L'encombrement est maximal, et la fonctionnalité minimale. Le problème du canapé, c'est qu'il est comme un monolithe posé dans le séjour : immuable. Donc, au printemps, quand on a des envies de changement, de modifs conceptuelles radicales de son salon, ben c'est bloqué ! On a beau tourné les meubles dans tous les sens, y'a toujours le canapé qui coince : trop large, trop long, trop lourd...

Bon, c'est décidé, faut trouver d'autres solutions, qui commence ?

18 juillet 2006

La couleur en mode majeur

Après deux mois de chantier de peinture, voilà ce qui a été réalisé.

Au demi-niveau, l'urgence était pour moi de se débarrasser du trop plein d'éléments dont la juxtaposition était hétéroclite.

Donc OUT :
- les luminaires bad trip,
- la litho déprimante, commémorant la défait de Sedan, c'était moyen pour l'ambiance,
- les fauteuils restauration sur lesquels personne ne s'assoit jamais - ben non, on est dans l'escalier.

Ont pris place :
- des appliques en verre soufflé coloris Topaze,
éditées par Artémide, d'une élégance tout italienne quand il s'agit de design et non de fooooot. C'est un investissement, mais y'en a pour 30 ans... Elles ont un style à la fois rétro et très contemporain (tout ce que j'aime...) et se fondent avec la couleur du mur.
- une aquarelle, chipée dans une chambre à l'étage, qui représente une place non identifiée mais qui ressemblerait assez à la piazza navona...
- le guéridon est resté, mais il a été décentré (loutre, tu as raison, trop de symétrie nuit parfois)

Le parti pris est affiché : une ambiance de "palais italien" (nous sommes dans la région de François Ier, c'est pas complétement décalé), accentuée par le choix des peintures en 3 tons : pêche, abricot, et gris quetsch.

Et comme on y va fort sur les couleurs, la moquette, elle se fait toute discrète... Tant mieux, parce qu'on peut pas tout faire en même temps (!), et puis comme Denis, je n'aime pas les rénovations trop bien léchées, il faut laisser des touches patinées qui font le charme des vieilles maisons.

A l'étage, là aussi un traitement assez radical :

L'armoire a été remplacée par une commode aux dimensions plus modestes, encadrée de deux fauteuils restauration mais recouverts d'un velours frappé vert (le tout était déjà dans la maison).

Le tableau a trouvé une place qui le valorise et fait de lui la pièce maîtresse du dispositif (même si la commode est aussi très jolie...).



Alors voilà AVANT / APRES :

Conclusion : il suffit parfois de peu de chose pour modifier radicalement l'atmosphère d'un lieu.

Ici, c'est la palette de couleurs qui a permis de créer une unité et de souligner les détails de l'architecture.

On a débarrassé l'espace d'accessoires inutiles à cet endroit (et qui ont été recasés ailleurs). A l'étage, la mise en scène du tableau est un peu plus théâtrale, mais c'est ce qui permet de le faire ressortir et de rompre la monotonie par un contraste de couleur.

Alors ? j'espère que vous n'allez pas me faire regretter nos choix...

16 juillet 2006

Des idées pour la déco ?

J'adore les photos avant-après. Malheureusement, quand j'entreprends des changements, j'oublie souvent de prendre les photos AVANT.

Mais cette fois-ci, j'y ai pensé...

Nous sommes en province. Il s'agit de la cage d'escalier d'une grande demeure du début du XIXème siècle.

Il y a un demi-palier, avec des luminaires en forme d'ananas carnivores, issus de l'imagination débridée d'un sculpteur sous acide des années 70 ; des meubles d'époque et une moquette vintage-de-la-mort-qui-tue : orange, vert et turquoise (à elle seule, c'est un collector...)

Puis l'étage :

Sur le palier, une armoire si massive qu'elle en est menaçante quand on monte l'escalier.

Lui fait face un joli tableau à l'âme tchekovienne (malheureusement, il faut se retourner pour le voir...).

Les peintures datent d'une bonne trentaine d'années... et l'atmosphère est, comment dire... triste et vétuste.

Pourtant, il y a clairement du potentiel : les volumes sont beaux, l'architecture a du charme, et le tableau champêtre à la manière des impressionnistes mérite vraiment mieux.

Alors, des idées pour changer tout ça ?


12 juin 2006

Bon plan pour de bons plans

Grâce aux "Journées de la maison contemporaine", on peut tous visiter des maisons conçues ou réhabilitées par des architectes. De quoi se donner des idées et voir, en vrai, ces maisons de rêve des revues de déco.

C'est le 16, 17 et 18 juin, soit le week end prochain (en vrai ça a commencé le week-end dernier, mais j'étais too busy avec Mick Jagger et la finale de Roland Garros... pouf pouf).

Il y a des maisons à voir dans toute la France.

D'un clic, sur Maisons contemporaines, on peut connaître le programme des visites dans sa région. Les inscriptions se font sur le site ou par téléphone. Ca coûte 2€ la visite pour 1 à 4 personnes !

31 mai 2006

Dis-moi comment tu ranges tes livres

Je lis régulièrement le blog plein de fraîcheur de Géraldine de Café Mode, et récemment elle a publié un post dont je vous recommande la lecture au sujet de la bibliothèque (le meuble, pas l'endroit sordide où l'on était obligé de se rendre les samedis pluvieux pour préparer des exposés au collège...).

Chez nous, procédant avec méthode, quand nous avons emménagé nous avons fait l'état des lieux. Premier constat : à deux, on a plein de doublons, mais quand en plus aucun des deux ne veut lâcher SON exemplaire de "Belle du seigneur" ou SON "Liasons dangereuses", le volume à caser augmente très vite (et j'ai cédé sur rien...).

En même temps, je ne voulais pas être envahie... Je sais qu'on rêve parfois de bibliothèques du sol au plafond sur tous les murs, mais moi, j'en suis revenue.

Primo, ça fait beaucoup de poussière. Deuxio, il faut que ce soit parfaitement rangé, sinon, c'est vraiment la galère. Tertio, y'a plus de place pour les tableaux, et même plus de place pour rien - et le rien c'est aussi quelquechose que j'aime à contempler parfois.

Donc, forts de tous ces impératifs, voici ce que nous avons fait :

- dans l'entrée, THE bibliothèque, un pur classique (tapissée d'un papier peint imitation bois de chez Nobilis hypermegaréussi, on se croirait dans un club anglais...).

On a eu la chance de faire des travaux en emménageant, et donc de prévoir de l'intégrer sans perdre de place. Certes, on a pris un peu sur la cuisine, mais on peut pas tout avoir.

On a pu y caser beaucoup de choses, notamment les grands formats. Dans le haut, il y a deux rangs. Et là, l'astuce de génie (si, si, j'ose le dire) : les doublons servent à réhausser les livres du deuxième rang afin qu'on puisse les voir et ne pas les oublier (...et les racheter à l'occasion, ça peut arriver).

Le hic, c'est qu'au fil des ans (euhh, oui quand même...) et bien on entasse plein de trucs dans cette bibliothèque et ça devient un peu brouillon...

- dans la chambre, presque rien mais juste ce qu'il faut de place pour quelques livres de chevet nichés dans la tête de lit. La sélection est très pointue... car il n'y a pas de place pour tout le monde.

Mais après tout ça, c'était pas encore assez... il a fallu trouver encore de l'espace, encore de la place, encore des étagères...

Je me suis résolue à adopter un modèle de chez Ikéa (on peut pas y couper, y'a rien à faire...). Et je m'en félicite car on peut mettre les livres sur 3 rangées. Là je peux vous dire que c'est d'un sacré rendement. En plus, comme j'ai placé les "colonnes" en arche, j'ai pu encore ajouter quelques étagères au milieu...

A ce point rendu, on avait pas mal éclairci la situation. Mais c'était pas encore assez. Il nous restait les poches. Et les poches, c'est peut être ceux auxquels on tenait le plus... Là, gros débat. Je ne voulais plus d'étagère, et je voulais de l'espace pour respirer alors que mon chèrépoux voulait des étagères, des étagères et encore des étagères...

Résultat ? un joli compromis, qui est selon moi la deuxième astuce de génie (si, si, encore !) : une étagère tout le long du long couloir, mais à 15 cm du sol...

En cimaise, une longue pièce en bois exotique sur laquelle on peut poser des bricoles (mais interdiction d'y entasser encore des bouquins), et dans la partie haute, je peux accrocher des tableaux ou rien, parce qu'ici le rien a de la couleur...

09 février 2006

La récup' c'est mon truc

J'ai entrepris il y a quelques mois de réaménager le salon dans un style moderniste : en blanc, noir et acier, avec des notes rouges accessoires.

En fait j'ai décidé ça parce que les murs étaient déjà gris clair, et qu'il y a une grande cheminée en marbre noir. Commme il faut toujours avoir une ligne directrice, pourquoi pas celle-là ?

Dans le grenier de la maison, j'ai trouvé deux tableaux thaïlandais en papier de riz qui sont des reproductions des bas-reliefs des temples du Wat Prakéo à Bangkok.

Sauf que les encadrements, ça allait pas du tout avec mon projet. C'était plutôt le style de l'appart' d'Alain Delon dans "Le cercle rouge" (film de J-P. Melville avec Bourvil, génial !) : papier japonais et tissu tendu... avec 25 ans d'âge, plutôt cracra.

Alors voilà, j'ai acheté une bombe de peinture argentée et un pochoir avec les lettres de l'alphabet, et pour 12€, j'ai remis ces encadrements au goût de mon projet de salon moderniste international...

Le petit plus, un clin d'oeil aux années 80 : le pochoir rouge sang de boeuf "One night in Bangkok".